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Ils sont Galeristes

Informations

La galerie est ouverte
du lundi au samedi de 14h30 à 18h30

6, rue du docteur-Jacques-Guidoni
Fr – 06000 Nice

Portrait par Sarah Ihler-Meyer

Depuis plus de trente ans, vous participez activement à la vie culturelle et artistique de la ville de Nice. Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?

Après avoir travaillé un temps dans le domaine du design, j’ai fondé en 1986 la foire internationale d’art contemporain Art Jonction, laquelle a connu quinze éditions jusqu’en 2001. Il faut se rappeler qu’à l’époque, il n’existait en tout et pour tout que cinq foires internationales d’art contemporain, à Cologne, Bâle, Bologne, Paris et Chicago. Assez rapidement, nous avons réuni des galeries prestigieuses comme par exemple celles de Leo Castelli, Denise René, Heinz Holtmann, Giorgio Persano, Yvon Lambert ou encore la galerie de France. Malgré le succès que cette foire a pu remporter, le contexte politique de la ville de Nice ne nous a pas permis de poursuivre. C’est ce qui m’a conduit à ouvrir ma galerie en 2004.

 

Vous représentez aujourd’hui plus de cinquante artistes de différentes générations, aussi bien locaux qu’internationaux…

En effet, la galerie s’est d’emblée orientée vers une programmation aussi bien locale qu’internationale. Ainsi, dès les débuts de la galerie, j’ai intégré des artistes comme Marcel Alocco, qui a activement participé à l’École de Nice, ou encore Martin Miguel et Max Charvolen, membres du Groupe 70 qu’ils ont fondé dans l’esprit de Supports/Surfaces. La galerie représente aussi des artistes de plus jeunes générations, comme Lise Stoufflet, Hannaka et Bernard Pourrière, mais également d’origine internationale ; c’est notamment le cas d’Elli Chrysidou (Grèce), d'Øyvind Hjelmen (Norvège), de Daniel Rothbart et de John Douglas (États-Unis).

 

Votre galerie est un lieu d’exposition mais aussi un centre culturel pluridisciplinaire proposant une grande variété d’événements. Pouvez-vous nous en parler ?

En collaboration avec l’association Artep, nous organisons au sous-sol de la galerie de nombreux concerts, spectacles, conférences et performances, l’idée étant de créer des passerelles entre ces différentes formes d’expression, mais aussi de faire de la galerie un lieu de rencontre et d’échange. Par ailleurs, nous éditons avec Artep un magazine en ligne www.performarts.net faisant suite au journal qui accompagnait la foire Art Jonction. Celui-ci couvre l’actualité de la scène artistique azuréenne et propose également des articles de fond.

 

Y a-t-il un type d’œuvre qui retient en particulier votre attention ?

Que ce soit de la photo, de la vidéo, de la performance, de la peinture ou de la sculpture, le médium n’est pas pour moi primordial : il ne doit pas s’agir d’une fin en soi mais d’un moyen pour exprimer autre chose. Ce qui m’intéresse, c’est que les œuvres soient porteuses de sens, qu’elles soient construites et réfléchies, sous-tendues par une véritable réflexion. Finalement, les artistes que je souhaite montrer doivent s’inscrire dans l’Histoire de l’art ; même si c’est de manière marginale, il doit y avoir chez eux un ancrage dans ce déroulement et ce continuum. Portrait réalisé dans le cadre de Galeristes 2017