Galeristes

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Ils sont Galeristes

Informations

Le galerie est ouverte du
mardi au samedi, de 11h à 19h

12, rue Commines
Fr – 75003 Paris

Portrait par Daniel Bernard

Quelques temps après ses premiers vernissages en 2007, ses premières ventes, ses premiers articles dans la presse, Adeline Jeudy dévoilait crûment la face cachée du métier de galeriste: «Tu bosses pour faire connaître les artistes, tu te bagarres pour les garder!». Une dizaine d'années plus tard, quelques artistes en moins et quelques artistes en plus, la directrice de la galerie LJ exerce ce «boulot de rêve» avec un rare bonheur. À sa façon, modeste mais ambitieuse.

Adeline Jeudy n'est pas seulement drôle, elle est spirituelle, décontractée certes, toujours est-il structurée. Elle trouve les mots et les mimiques justes pour évoquer son admiration juvénile pour Indiana Jones, qui lui avait fait rêver d'une vie d'archéologue, mais aussi sa complicité avec l'ex-galeriste Claude Lemarié, de quarante ans son aîné, qui est resté son associé. Elle imite Fernando Botero, le sculpteur de femmes callipyges dont elle fut l'assistante, et s'emballe pour les détournements de la statuaire gréco-romaine par le sculpteur trentenaire Léo Caillard. Adeline Jeudy suit son instinct, sans trop écouter les bruits du marché. «Un galeriste qui s'installe reçoit des tonnes de bons conseils pour attirer les collectionneurs, qui ont déjà leurs réseaux et leurs goûts. Ma démarche est inverse: j'essaye d'élargir le cercle des amateurs qui s'intéressent aux artistes que je montre». Aussi ne cherche-t-elle pas les acheteurs qui veulent débusquer le nouveau Basquiat, mais les amateurs curieux et éclectiques, comme elle.

Docteure en histoire de l'art qui avait navigué à ses débuts entre le mobilier liturgique copte en Égypte et le street art, elle assume en effet ses engouements successifs, parfois aux antipodes les uns des autres. Le goût du trait et de la narration, voilà ce qui relie des travaux aussi différents en apparence que les dessins traversés de mythes et symboles de la jeune Indienne Rithika Merchant, les grands portraits gravés de l'Américaine Swoon -qu'Adeline Jeudy a repérée bien avant qu'elle soit distinguée par le MoMA et le Brooklyn Museum- ou les sculptures hybrides du Français Quentin Garel. «Au fil du temps, vous attirez des gens qui vous ressemblent: nos goûts évoluent, les leurs aussi! Quand ils vous remercient de leur offrir une évasion, c'est super gratifiant!». Portrait réalisé dans le cadre de Galeristes 2020

Expositions

Ben Tolman, Solo Show, 2020
Agathe Brahami Ferron, JC EARL et Etienne Pottier, 980 Degrés, 2020
Quentin Garel, Anomal, 2020
Quentin Garel, Anomal, 2020
Rithika Merchant, Mirror of the Mind, 2019
Etienne Pottier, Biennale de Paname, 2019
Quentin Garel, Monementalis, 2018

Artistes

Quentin Garel

Jessica Harrison

Jason Jägel

Tangent Lin

Allysson Mellberg

Rithika Merchant

Murmure

Mu Pan

Etienne Pottier

Andrew Schoultz

Swoon

Ben Tolman

twitch-2020
Galerie LJ
Ben Tolman
Twitch, 2020
encre et gouache sur papier

80 × 54 cm