Galeristes

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Ils sont Galeristes

Informations

Les deux espaces sont ouverts
sur rendez-vous et selon les expositions

65, rue Notre-Dame-de-Nazareth et 59, rue Boileau
Fr – 75016 Paris

Portrait écrit par Horya Makhlouf  

Galerie Faure Beaulieu

Après cinq années de nomadisme, Arnaud Faure Beaulieu a opté pour la sédentarité. Pas n’importe laquelle cependant car c’est dans deux lieux pérennes que le galeriste a décidé d’installer la galerie à laquelle il a récemment donné son nom. L’ex-galerie itinérante qu’il a créée en sortant de l’IESA en 2013 a jeté l’ancre et se dédouble désormais en deux espaces parisiens: le premier, ouvert au public et sobrement intitulé Vitrine-65, se situe rue Notre-Dame-de-Nazareth et est régi par le rythme des expositions qu’il programme (en alternance avec deux autres entités indépendantes). Il faut une invitation pour entrer dans le second lieu ouvert par le galeriste. Installé dans un appartement du 16e arrondissement de Paris, il  permet aux collectionneurs, amateurs d’art, critiques, artistes et visiteurs qui en ont formulé la demande, de partager l’intimité d’un lieu multi-face. Le chaleureux confort de l’appartement est propice aux rencontres, discussions et soirées animées que le galeriste organise régulièrement depuis un an. Dans l’écrin qu’il a aménagé avec soin, les œuvres et les artistes de la galerie sont le point de départ de conversations profondes autour des passions qui animent le galeriste et ses invités. Autour d’un café, d’un déjeuner ou d’un dîner, Arnaud Faure Beaulieu réunit et fait découvrir ce qui a su l’étonner, l’émouvoir et le convaincre. Les œuvres de la galerie sont accrochées aux murs de l’entrée, des couloirs et du salon, suivant une programmation toute personnelle réunissant les artistes «permanents» de la galerie et des artistes «invités» — dont Arnaud Faure Beaulieu suit régulièrement le travail sans toutefois avoir forcément vocation à les représenter sur le long terme. Dans la décoration très minimale de l’appartement, les œuvres réunies permettent à chacune et chacun de se projeter, de les imaginer dans son salon ou au sein de sa propre collection, tout en se les appropriant par la parole et l’échange qu’il aime provoquer.

Autodidacte en histoire de l’art, Arnaud Faure Baulieu s’est d’abord pris de passion pour la période romantique. Les artistes qu’il défend aujourd’hui en témoignent. Éloges de l’informe, des ruines et de la matière, de l’indicible de la nature retranscrit par le pinceau ou la plume, les œuvres qu’il met en avant partagent des airs de mysticisme et de sublime, et sont propices à une pluralité d’interprétations, échos de la diversité des rapports au monde dont elles témoignent. Sur le papier ou dans l’aluminium de ses sculptures plates accrochées aux murs, Frédéric Galliano se concentre sur ses monades toutes leibniziennes venues matérialiser le rapport entre l’infiniment grand et l’infiniment petit, le percevoir et l’apercevoir, ce qui est mais ne sera peut-être plus l’instant d’après. François Machado enregistre et recompose quant à lui dans la fibre et le polymère, les ruines d’édifices illustres qui ont survécu au passage du temps et dont les portraits sanguins et calcaires nous parlent d’Histoire et en dévoile l’aura. Les délicates œuvres sous verres de Thomas Van Reghem capturent quant à elles cendres, terres et poussières par lesquelles la main de l’artiste retrace les sillons de ses expériences et de ses voyages et nous permettent la plus pure des contemplations. Enfin, sur du laiton gravé, par ses fresques réalisées à même le mur, dans le bois, la résine ou le papier, l’infatigable Cyprien Chabert recompose des mondes et des morceaux de nature, forêts, îles et autres paysages, dans lesquels les fragments sélectionnés viennent recomposer un tout, idéal et idyllique.

Arnaud Faure Beaulieu a su s’entourer de mille nuances de romantisme et d’œuvres qui lui ressemblent intimement. Si, pour l’instant, l’ex-nomade a décidé de se poser, c’est pour mieux transmettre la passion qu’elles ont animée chez lui et dont il espère parvenir, par sa générosité et son exaltation, qu’elle dépassera les murs sur lesquels il aime tant l’exposer. Portrait réalisé dans le cadre de Galeristes 2019 avec Jeunes Critiques d’Art

Expositions

Frédéric Galliano & Daniel Lévy, Cycle # 3, 2019
François Machado, Hypèthre, 2019

Artistes

Cyprien Chabert

aqua-ba-2013
Galerie Faure Beaulieu
Cyprien Chabert
Aqua Ba, 2013
Stylo Pilot G-Tec 4

80 × 93 cm

Michel Duport

Frédéric Galliano

macrocosme-n-4-monade-180.206-2019
Galerie Faure Beaulieu
Frédéric Galliano
Macrocosme n°4 (Monade 180.206), 2019
Aluminium poncé, découpé et gravé

148 × 148 × 1 cm
deploiement-n-7-2016
Galerie Faure Beaulieu
Frédéric Galliano
Déploiement n°7, 2016
Fusain sur papier

180 × 40 cm
etude-sculpture-macrocosme-n-4-monade-180.206-2019
Galerie Faure Beaulieu
Frédéric Galliano
Étude sculpture Macrocosme n°4 (Monade 180.206), 2019
Encre sur papier

48 × 36 cm
aperception-n-1-monade-180.206-2019
Galerie Faure Beaulieu
Frédéric Galliano
Aperception n°1 (Monade 180.206), 2019
Essence C et pigments à l'huile, vernis brillant, papier marouflé sur toile

66 × 60 cm

Rémy Hysbergue

Daniel Lévy

masses-sequences-ga-003-2018
Galerie Faure Beaulieu
Daniel Lévy
Masses séquences (GA 003), 2018
Feutre sur papier

110 × 75 cm

François Machado

baalbek-2019
Galerie Faure Beaulieu
François Machado
Baalbek, 2019
Fibres, Polymères

80 × 120 cm
arche-de-ctesiphon-2019
Galerie Faure Beaulieu
François Machado
Arche de Ctésiphon, 2019
Polymères, fibres

80 × 60 cm
calakmul-2019
Galerie Faure Beaulieu
François Machado
Calakmul, 2019
Polymères, fibres

60 × 40 cm
grand-kyz-kala-2019
Galerie Faure Beaulieu
François Machado
Grand Kyz Kala, 2019
Polymères, fibres

60 × 40 cm

Marie-Luce Nadal

Sylvain Polony

sans-titre-2016
Galerie Faure Beaulieu
Sylvain Polony
Sans titre, 2016
Peinture en bombe sur papier

50 × 65 cm
sans-titre-2019
Galerie Faure Beaulieu
Sylvain Polony
Sans titre, 2019
Peinture en bombe sur PVC

120 × 120 cm

Alberto Sorbelli

Thomas Van Reghem

compagnons-du-ciel-2019
Galerie Faure Beaulieu
Thomas Van Reghem
Compagnons du ciel, 2019
Technique mixte

142 × 106 cm

Jean Von Luger