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Ils sont Galeristes

Informations

Galerie ouverte
sur rendez-vous

21, rue Chapon
Fr – 75003 Paris

Portrait par Anne-Laure Peressin

S'il y a des vocations toutes tracées, il y a aussi ces heureux hasards qui dessinent des destinées insoupçonnées. L'histoire de Guido Romero Pierini fait partie de celles que nous aimons écouter car elle procure la conviction que rien n'est figé.

Pour cet italo-espagnol ayant vécu toute sa vie à Paris, le monde de l'art était d'abord celui des objets, que ses grands-parents dénichaient chez les antiquaires; celui des musées, lors des visites au Louvre enfant; celui aussi, des étés en Toscane, au milieu du patrimoine florentin. Si les premiers souvenirs artistiques sont bercés d'une aura classique, Guido Romero Pierini emprunte pourtant le chemin de l'art contemporain, suite à divers événements et rencontres aussi fortuites que décisives.

 

L'onomatopée de l'art

 

Après des études en langues étrangères appliquées à la Sorbonne, Guido Romero Pierini devient traducteur trilingue, un métier de l'art des mots en adéquation avec son amour pour la lettre. Parallèlement, il lance en 2011 son site en ligne BoumBang, une plateforme d'écriture dédiée à l'art contemporain, univers qui prend une place prépondérante le jour où il rencontre l'artiste Lou Ros. La révélation opère, une amitié naît, et sans le savoir, le futur galeriste venait de faire la connaissance du premier artiste qu'il représenterait.

Au fil des publications BoumBang, les connaissances s'aiguisent, un réseau se tisse et une communauté de lecteurs apparaît, ingrédients assurant une notoriété remarquée auprès d'un public aussi averti que non-initié. Des partenariats institutionnels et privés confortent un succès grimpant, le tout complété par l'organisation d'événements festifs alliant accrochages et musique dans des lieux pointus de la capitale. De ces joyeuses festivités, sans nulle autre prétention que celle de rencontrer de jeunes artistes, est apparue une évidence: le goût pour le commissariat d'exposition de la scène contemporaine. Concevoir une exposition, trouver un lieu, soutenir des artistes? Si le métier n'était pas encore nommé, les actions, elles, s'apparentaient déjà à celles d'un galeriste. Preuve en est, en 2013, Guido Romero Pierini présente sa première exposition collective aussi remarquable que remarquée dans le milieu de l'art. De là, s'enchaînent les rencontres -artistes, futurs associés- et les expositions itinérantes, jusqu'à l'ouverture en 2015 d'une galerie fixe avec Lei Dinety.

Après cette expérience, Guido Romero Pierini s'associe avec Michael Timsit, propriétaire de lieux d'exception à Paris, pour s'orienter vers un modèle de galerie nomade d'abord, où chaque écrin est selectionné en fonction des oeuvres à présenter, avant de s'installer en novembre 2019 au 21, rue Chapon. Il inaugure ensuite son deuxième espace 20, rue Chapon au mois de septembre 2020.

 

Un bel écrin sinon rien

 

S'il tend à redevenir physique, Guido Romero Pierini conçoit d'abord son métier de galeriste comme un curateur. Le nomadisme répond certes à une vision de liberté, mais il est plus encore une façon de ne pas faire de concession sur le lieu d'exposition, voulu délibérément comme un espace d'envergure muséale à la hauteur de ce qui est présenté. Pour Guido Romero Pierini, l'écrin est le médium du discours proposé, valorisant tout à la fois le travail de l'artiste et sa pensée, la révélation de la forme et son dialogue, le cheminement du sens et son articulation. La galerie doit être un espace-temps à part, lieu propice à la réflexion ou à la contemplation, à l'échange comme à l'introspection, chose difficile à mettre en place aujourd'hui dans les quelques mètres carrés disponibles à Paris.

Guido Romero Pierini soigne chaque présentation, en offrant à ses artistes des expositions monumentales sur plusieurs centaines de mètres carrés au coeur du Marais. Il s'entoure également de critiques d'art pour l'écriture de textes analytiques et littéraires, toujours dans cette même volonté de formuler un discours visible et lisible au service de l'art.

 

Une affaire d'affinité

 

«Les artistes et collectionneurs avec qui je travaille sont avant tout mes amis.» Guido Romero Pierini le revendique: l'affinité est essentielle dans toute collaboration. Inspiré par Suzanne Tarasieve, pour qui il a déjà été commissaire d'exposition, Guido Romero Pierini partage une vision de l'art conviviale, basée sur des liens chaleureux et sincères entre ses acteurs. Une authenticité qui se reflète dans son caractère et son apparence, arborant un style minimaliste raffiné, loin du combo chemise blanche/veste cintrée du galeriste traditionnel. Pareillement, il assume de défendre une ligne curatoriale tournée vers la peinture, en représentant Lou Ros, Yoann Estevenin, Simon Pasieka, Marion Bataillard, Cyrielle Gulacsy, Justin Weiler, et tend à s'ouvrir vers d'autres médiums, comme la sculpture avec Paul Créange. Ces artistes ont en commun de livrer des bribes autobiographiques silencieuses ou touchant à l'ordre de l'existence en tant que réalité ou fiction. Une esthétique du sensible donc, à l'image de la personnalité de Guido Romero Pierini. Portrait réalisé dans le cadre de Galeristes 2019, avec Jeunes Critiques d'Art

Expositions

Marion Bataillard, Inévitable Clairière Amie, 2019
Marion Bataillard, Inévitable Clairière Amie, 2019
Marion Bataillard, Inévitable Clairière Amie, 2019
Julia Haumont, Décade, 2019. Photo Jimmy Seng
Samuel Yal, Oracles, 2018. Photo Thomas Garnier
Samuel Yal, Oracles, 2018. Photo Thomas Garnier

Artistes

Marion Bataillard

pointe-2020
Galerie Guido Romero Pierini & Michael Timsit
Marion Bataillard
Pointe, 2020
Pastel gras sur papier

35 × 28 cm
tu-m-as-fait-peur-2020
Galerie Guido Romero Pierini & Michael Timsit
Marion Bataillard
Tu m'as fait peur, 2020
Pastel gras sur papier

30 × 26 cm
pieds-flex-2020
Galerie Guido Romero Pierini & Michael Timsit
Marion Bataillard
Pieds flex, 2020
Pastel gras sur papier

35 × 28 cm

Alexandre Bavard

double-goose-2019
Galerie Guido Romero Pierini & Michael Timsit
Alexandre Bavard
Double Goose, 2019
Ciment et résine

80 × 45 × 55 cm
dtz-2020
Galerie Guido Romero Pierini & Michael Timsit
Alexandre Bavard
DTZ, 2020
Coton

130 × 100 cm

Éric Bourguignon

Yoann Estevenin

jeune-pousse-2020
Galerie Guido Romero Pierini & Michael Timsit
Yoann Estevenin
Jeune pousse, 2020
Pastel sec, encre et crayon sur papier teinté au thé

37 × 24 cm
cinq-fleurs-grotesques-2020
Galerie Guido Romero Pierini & Michael Timsit
Yoann Estevenin
Cinq fleurs grotesques, 2020
Pastel sec, encre et crayon sur papier teinté au thé

37 × 24 cm
un-genie-en-autres-2020
Galerie Guido Romero Pierini & Michael Timsit
Yoann Estevenin
Un génie, en autres, 2020
Pastel sec, encre et crayon sur papier teinté au thé

37 × 24 cm

Cyrielle Gulacsy

ld-01-diffusion-de-la-lumiere-solaire-par-l-atmosphere-terrestre-2020
Galerie Guido Romero Pierini & Michael Timsit
Cyrielle Gulacsy
LD 01 / Diffusion de la lumière solaire par l'atmosphère terrestre, 2020
Encre acrylique sur papier Arches

112 × 77 cm
andromeda-continuum-subtracted-hydrogen-alpha-2020
Galerie Guido Romero Pierini & Michael Timsit
Cyrielle Gulacsy
Andromeda, continuum subtracted hydrogen alpha, 2020
Encre de chine sur papier

53 × 73 cm
distant-time-deep-field.-03
Galerie Guido Romero Pierini & Michael Timsit
Cyrielle Gulacsy
Distant time, deep field. 03
Encre de chine sur papier

10 × 8,7 cm

Simon Pasieka

Mario Picardo

sans-titre-21-2020
Galerie Guido Romero Pierini & Michael Timsit
Mario Picardo
Sans titre 21, 2020
Acrylique sur toile

38 × 46 cm
sans-titre-22-2020
Galerie Guido Romero Pierini & Michael Timsit
Mario Picardo
Sans titre 22, 2020
Acrylique sur toile

38 × 46 cm
sans-titre-23-2020
Galerie Guido Romero Pierini & Michael Timsit
Mario Picardo
Sans titre 23, 2020
Acrylique sur toile

38 × 46 cm

Lou Ros

Christine Safa

Samuel Yal