Galeristes

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Ils sont Galeristes

Informations

La galerie est ouverte
du lundi au samedi de 10h30 à 19h
et sur rendez-vous

5, rue du Grenier-Saint-Lazare
Fr – 75003 Paris
212 rue Saint-Martin
Fr – 75003 Paris

Portrait du galeriste

La Galerie W porte son W grâce à la visite de Marc Dachy, historien de l’art spécialiste de dada, qui avec une lame de rasoir a tracé la lettre W sur le blanc d’Espagne de la vitrine de la galerie rue Burq, hommage à Kurt Schwitters et son poème éponyme. Un an plus tard, Éric Landau s’installe au rez-de-chaussée de la Baguette de Bois, célèbre encadreur parisien rue Lepic. Il acquiert par la suite les 600 m2 de ces locaux historiques. Il s’agit de la période montmartroise de la Galerie W. Aujourd’hui il évolue rue du Grenier-Saint-Lazare, dans les murs mythiques d’Yvon Lambert, et au 212 rue Saint-Martin.

Éric Landau se remémore souvent sa jeunesse passée chez son arrière-grand-oncle Nicolas Landau, «le Prince des antiquaires», qui officiait en appartement rue du Cirque. Il lui ouvrait les vitrines, lui faisant découvrir la Haute époque et ses trésors: « Souviens-toi que chacun de ces objets a été un jour contemporain », disait-il.

C’est lors de ces visites régulières que le goût pour l’art et les artistes se forme chez Éric Landau. Il y eut aussi les visites chez Natalie de Noailles à l’Ermitage de Pompadour, à Fontainebleau, qui forgeront son regard sur les oeuvres, leur accrochage et l’esprit de la collection. Il passe fréquemment ses week-ends chez Marcel Duchamp, avec Teeny sa veuve, et flâne à Saint-Germain-des-Prés avec Juliet Man Ray.

Il y eut surtout la rencontre à l’âge de dix-sept ans avec Raymond Hains. Ils ne se quitteront jamais. Ensemble, ils pratiquent ce langage «hainsien», parlent de Venise, de Marc Fumaroli...

De passage à New York pour quinze jours à la rencontre d’un ami américain connu dans le train Paris-Venise, il y restera finalement deux ans. Il s’installe dans le Lower East Side, sur B and 10th Street (Alphabet City). C’est le temps de la bohème des années 1980. Il gère le soir un club d’échecs sur Thompson Street, dans le Village, sur les traces de Marcel Duchamp. Il croise tous les jours Keith Haring et Jean-Michel Basquiat.

À son retour à Paris, il est engagé librement par Blaise Gautier, directeur de la Revue parlée au Centre Pompidou. Il y croise Pontus Hultén et collabore avec Yasha David pour organiser le couloir érotique de Takis lors de l’exposition Le siècle de Kafka en 1984. C’est là qu’il rencontre Alexandre Iolas dans les corridors et se lie d’amitié avec Brion Gysin qui lui raconte la Beat Generation, Marrakech, William S. Burroughs…

Aujourd’hui peintres, photographes, vidéastes cohabitent dans les deux espaces de la Galerie W. Si le 212 rue Saint-Martin fait la part belle aux artistes émergents, le 5 rue du Grenier-Saint-Lazare permet aux artistes affirmés d’exposer leurs derniers travaux. Tout ce qui peut bousculer les habitudes, aux confins de l’art contemporain, retient l’attention d’Éric Landau et de ses collaborateurs. Ensemble, avec les artistes d’aujourd’hui et de demain, ils inventent le jour d’après dans ses murs et ailleurs. Portrait réalisé dans le cadre de Galeristes 2020

Artistes

Olivier Dassault

Boris Garanger

Raymond Hains

passion-en-bleu-blanc-rouge-1968
Galerie W Landau
Raymond Hains
Passion en bleu, blanc, rouge, 1968
Affiches lacérées

61 × 43 cm

Toma L

Davis Vanzel